Apéritif des commerçants 2026
À l’occasion de l’Apéritif des commerçants, qui s’est tenu le 22 janvier à Lausanne, le Président du Trade Club Vaud, Laurent David, a adressé ses vœux aux commerçantes et commerçants lausannois et vaudois, dans un contexte marqué par de profondes transformations du centre-ville et du territoire cantonal.
Nous remercions tous les commerçants qui ont répondu présent à cet événement et sommes ravis d’avoir pu accueillir également parmi nous Stéphane Montangero (Président du Grand Conseil) ainsi que Grégoire Junodn (Syndic de Lausanne).
Vœux du président aux commerçants lausannois et vaudois
Monsieur le Syndic de la Ville de Lausanne,
Mesdames et Messieurs les Municipaux,
Mesdames et Messieurs les membres du comité de conseil,
Chères commerçantes, chers commerçants,
Mesdames, Messieurs,
Chers partenaires, chers amis,
C’est avec un réel plaisir, mais aussi avec beaucoup de responsabilité, que je prends la parole ce soir pour vous adresser mes vœux, au nom du Trade Club Vaud. Votre présence nombreuse, et la présence des autorités, témoignent de l’importance des enjeux qui nous réunissent et de la nécessité de continuer à dialoguer ensemble.
Ces vœux, je les souhaite à la fois sincères, lucides et tournés vers l’action. Car nous vivons une période charnière pour Lausanne, pour le canton de Vaud et pour l’ensemble de nos commerces de proximité.
Ces dernières semaines, l’actualité régionale a été dense. Lausanne et le canton de Vaud poursuivent leur transformation, entre grands projets d’infrastructure, réaménagements urbains et réflexions sur l’attractivité du centre-ville. C’est le signe d’un territoire vivant, mais aussi d’un territoire sous pression, qui doit faire des choix clairs et cohérents.
Avant d’aller plus loin, je souhaite prendre un moment pour évoquer un événement dramatique qui a profondément marqué notre région : le drame survenu à Crans-Montana. Il nous rappelle avec force que la sécurité n’est jamais acquise et que nous avons tous, collectivement, une responsabilité. Pensées sincères pour les familles durement touchées, pour les proches et pour les amis. Ces événements doivent nous obliger à garder une vigilance constante et une approche profondément humaine dans nos décisions.
À Lausanne, justement, la question de la sécurité ne peut plus être mise de côté.
Nous observons une insécurité naissante, ressentie sur le terrain par les commerçants, leurs équipes et leurs clients. Vols, incivilités, sentiment d’insécurité parfois croissant. Cela doit être maîtrisé rapidement. Un centre-ville attractif est un centre-ville sûr. Sans sécurité, il n’y a ni commerce dynamique, ni plaisir de venir en ville, ni fidélité de la clientèle.
Il serait cependant injuste de ne pas reconnaître les avancées réalisées récemment dans la collaboration avec la Municipalité. Le dialogue s’est renforcé, et c’est une évolution positive. Des mesures concrètes ont vu le jour :
- le P+R gratuit les samedis ;
- trois samedis de transports publics gratuits – un premier pas, même si l’on peut et doit aller plus loin ;
- des subventions lors de travaux impactant directement les commerces ;
- le soutien à des projets structurants comme les Vaudoiseries ;
- une meilleure lisibilité de l’accessibilité avec les panneaux indiquant les places disponibles dans les parkings du centre-ville ;
- et l’intégration des associations de commerçants dans la réflexion sur le futur marché de Noël.
Ces actions vont dans la bonne direction, et nous les saluons. Mais il faut le dire avec clarté et franchise : ce n’est pas suffisant pour redresser durablement la situation et redonner pleinement envie aux Vaudoises et aux Vaudois de venir faire leur shopping dans la capitale.
Nos commerces sont sous pression permanente.
Ils subissent, toujours et encore, de plein fouet la concurrence massive de plateformes étrangères, notamment de sites chinois comme Shein ou Temu, qui échappent largement aux règles fiscales, sociales et environnementales auxquelles nos commerçants locaux sont soumis. Cette concurrence est profondément déséquilibrée et fragilise notre tissu économique, nos emplois et la vie même de nos quartiers.
Face à cela, nos besoins sont connus et assumés.
L’accessibilité, tout d’abord, doit devenir une priorité absolue.
Transports publics gratuits de manière plus ambitieuse, accès facilité aux parkings, arrêt des suppressions de places de parc, et une réflexion sérieuse sur la recréation de places au centre-ville. On ne peut pas vouloir un centre-ville vivant tout en le rendant toujours plus difficile d’accès.
Les ouvertures dominicales, ensuite.
Nous sommes aujourd’hui l’un des derniers cantons à ne pas proposer d’ouvertures le dimanche. Une à deux ouvertures par an constitueraient un signal pragmatique et utile, notamment avant Noël, sans remettre en cause notre modèle.
Le réaménagement du centre-ville, enfin.
Avec l’arrivée du futur tramway lausannois, la piétonisation annoncée de certaines rues centrales et les grands chantiers à venir, nous sommes à un moment décisif. Ces transformations doivent se faire avec les commerçants, pas contre eux. Le centre de Lausanne doit rester un lieu de commerce, de vie et de rencontres.
L’année qui s’ouvre doit être celle du courage, de la cohérence et d’une vision partagée.
Le Trade Club Vaud continuera à être un partenaire engagé, exigeant et constructif, au service des commerçants vaudois.
Chères commerçantes, chers commerçants, vous êtes essentiels. Vous êtes résilients. Vous êtes un pilier économique et social de cette ville et de ce canton.
Je vous adresse des vœux de santé, d’énergie et de succès, mais surtout des vœux de reconnaissance, de confiance et de perspectives retrouvées.
Je vous remercie de votre attention.
Trade Club Vaud
Le président
Laurent David



